© 2017 by Ludovic de Preissac  /credit photo Eric Barbara

La presse

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEXTET AVEC SYLVAIN BEUF

L'ENJEU DES PARADOXES

- « Quelques délicieuses surprises » par Jazz News
Après une relecture talentueuse de West Side Story, le pianiste surfe donc sur cette approche contraire au sens commun qui ne fait pas forcément la bonne musique, mais procure assurément quelques délicieuses surprises. Et ce n’est pas la moindre de voir ce virtuose, aussi émérite soliste qu’arrangeur et compositeur confirmé, mettre ses talents protéiformes au service d’un ensemble de haute volée. Sur neuf des ses compositions (et une reprise d’une romance de Bruno Martino), un sextette ponctuellement agrémenté de quelques invités de marque (le saxophoniste Sylvain Beuf) nous raconte les faubourgs de Dakar, une salsa turbulente, ou les joies et vicissitudes des gammes pentatoniques.
Par Christian LARREDE – JAZZ NEWS 

 

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEXTET AVEC SYLVAIN BEUF

L'ENJEU DES PARADOXES

- « Une véritable unité dynamique » par Jazz Mag – Jazz Man
Après son album-hommage à « West Side Story » qui a été salué par la critique, Ludovic de Preissac a souhaité consacrer ce nouvel opus à ses propres compositions. Il y montre au passage ses talents d’arrangeur et, il faut le dire, il a su donner à ce sextette agrémenté de Sylvain Beuf une véritable unité dynamique. Très bavard (ce n’est pas un reproche !), Ludovic de Preissac tient à dire un mot dans le livret du CD de chacun des titres de l’album comme pour livrer et tenter d’expliquer « l’enjeu des paradoxes ». On apprend ainsi la petite histoire qui accompagne chacune de ses compositions et cela est loin d’être inutile car on ne prend pas seulement plaisir à écouter ce sextette, on retire également une certaine satisfaction à tenter de décrypter les titres des morceaux et les jeux de mots qui les motivent. Deux plages en particulier méritent une écoute réitérée. Tout d’abord « Groovy Boy » inspiré par la propension de son fils à se déhancher à la moindre occasion. Et pour le coup, Preissac offre à son fiston une belle occasion de se défouler car cet implacable 4/4 est soudainement interrompu par quelques mesures  en 5/4 (à 5’07 ’’) qui impulsent une relance très bien venue et qui justifient pleinement la référence au groove. Preissac est d’ailleurs friand de ces subtilités rythmiques et des déséquilibres qu’ils entraînent puisqu’il construit sa « Salsacerdoce » en 7/4 ce qui est assez osé à vrai dire et devrait donner du fil à retordre à qui voudrait danser dessus.
Par Philippe DESCAMPS – JAZZ MAG – JAZZ MAN

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEXTET AVEC SYLVAIN BEUF

L'ENJEU DES PARADOXES

« Les arrangements sont ciselés, les enchaînements irréprochables » Par Citizen Jazz

« On en arriverait presque à croire que le sextet est la structure idéale pour l’artiste qui souhaiterait avant tout développer un travail de composition et d’arrangements d’ensemble. Car après son album précédent, une relecture de West Side Story en 2010, Ludovic de Preissac a éprouvé le besoin de se recentrer sur ses propres créations. On aurait pu imaginer chez lui un désir de marquer une pause plus confidentielle, histoire de s’éloigner un peu de ce monument qu’est Leonard Bernstein. Mais il fait le choix de rester en sextet. Formation idéale, donc, car offrant à la fois un dynamisme de big band et l’intimité d’un groupe plus réduit. Hormis une reprise d’« Estate » qui clôt l’album, toutes les compositions sont signées du leader, et englobent une très vaste palette d’atmosphères : ici, une ballade évoque un gospel, là une salsa – mais sur une métrique en 7/4 pour corser l’exercice ; ailleurs c’est une harmonie be bop plaquée sur une rythmique groove... Les arrangements sont ciselés, les enchaînements irréprochables. Toutefois, Ludovic de Preissac a l’intelligence de ne pas tomber dans le piège d’une musique trop construite, trop cérébrale. Certes les thèmes sont nombreux et multiples, les structures parfois complexes, mais il prend soin de ménager de larges espaces aux solistes, qui peuvent ainsi développer et construire de longues improvisations. Il se dégage donc de son écriture un égal respect de la richesse et de la polyphonie des thèmes, tout comme de l’expressivité des musiciens. Ces deux axes d’écriture se rejoignent fréquemment lors de codas terriblement efficaces où se mêlent en crescendo soliste et riffs de cuivre. Cette attention particulière portée aux échappées personnelles profite naturellement à tous les membres du groupe, mais aussi à un hôte de passage, Sylvain Beuf, qui enrichit deux titres (l’un au ténor, l’autre au soprano) de son habituel phrasé fluide et limpide.

Par A. STEFANI – CITIZEN JAZZ.COM

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEPTET + GUESTS

WEST SIDE STORY

- "Ses arrangements bien ficelés sont attrayants" par Jazzman
Ludovic de Preissac revisite West Side Story avec un septette qui fonctionne très bien (notamment la paire rythmique Manu Marchès – Andrea Michelutti en plus du leader). Ses arrangements bien ficelés sont attrayants, même s’il est difficile de passer après les réussites de Peterson, Brubeck ou Previn.
par LF – JAZZMAN

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEPTET + GUESTS

WEST SIDE STORY

- "Le pari est réussi, la qualité des arrangements faisant vraiment sonner l’orchestre" par Jazz Mag

Rares sont les pianistes de jazz arrivés à maturité qui n’ont pas fait de disque en trio. Ludovic de Preissac est de ceux-là et on aurait pu penser qu’il allait céder à la tradition à l’occasion de son sixième enregistrement comme leader. Mais le piano semble n’être pour lui qu’un moyen de faire de la musique et ce quadragénaire discret n’a pas l’air impatient de consacrer un album à ses talents d’interprète. Depuis des années, c’est l’arrangement qui l’intéresse et c’est en « gonflant » son quintette de base en septette (plus des invités) qu’il nous présente son dernier travail. Outre l’œuvre elle-même, West Side Story l’a inspiré à travers une version qu’Oscar Peterson en fit en 1962. Son idée (avec l’aide de Stéphane Audard qui arrange trois titres) était de faire une suite swingante pour mettre en valeur les différents solistes de l’orchestre. Ainsi, dès le Prologue, Sylvain Gontard fait démarrer la machine sur des chapeaux de roue avec un super solo de trompette. Et parmi les invités qui viennent grossir la troupe, le chanteur Allen Hoist, New-yorkais formé à l’école de la comédie musicale, est étonnant de vérité. Le pari est réussi, la qualité des arrangements faisant vraiment sonner l’orchestre. A ce propos, le mixage (assuré par un musicien de jazz : Gilles Réa) n’est pas étranger au son d’ensemble. Classique et pas revivaliste.

Par Philippe VINCENT – JAZZ MAG

 

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEPTET + GUESTS

WEST SIDE STORY

- "Un disque que tout un chacun se doit d’écouter" par Paris Move
"Il fallait oser le faire et ils l’ont fait…! Proposer une nouvelle et énième version-relecture d’un chef d’œuvre tel West Side Story qui, pour justifier une version supplémentaire, suppose en effet une certaine prise de risques et de l’audace. Car les réinterprétations de la comédie musicale de Leonard Bernstein et Stephen Sondheim sont nombreuses. Depuis l’initiale, en 1957, le pianiste André Prévin, en formation en trio, reprit au piano huit morceaux de façon plus jazzy dès 1959, tandis que le Stan Kenton Band le fit en 1961 et qu’Oscar Peterson, en trio également, l’enregistra en 1962. Sans compter le fameux medley du Batteur Buddy Rich dans son album ‘Swingin’ New Big Band’, en 1966, ou celui du quartet du batteur André Ceccarelli, en 1997 ainsi que le ré-enregistrement que fit Leonard Bernstein, en personne, en 1984. Le plus extraordinaire dans toute cette histoire est que chaque version vous surprend et vous réjouit comme si chaque disque était une œuvre nouvelle entendue pour la première fois.
Ici, vous avez douze pièces superbement interprétées par Ludovic de Preissac au piano, Olivier Defaÿs aux sax ténor et baryton, Michel Cheret au sax alto, Sylvain Gontard à la trompette et au bugle, Michaël Joussein au trombone, Manuel Marches à la contrebasse et Andrea Michelutti à la batterie. Sans oublier certains invités fameux comme Allen Hoist au chant et à la flûte, Stéphane Audard à la guitare, Florian Bellecourt au vibraphone et aux percussions et Franck Avitabile au piano sur ‘Somewhere’. Une pléiade de musiciens réunis pour lire de manière nouvelle ces magnifiques partitions tout en se ménageant, chacun à leur tour, un certain espace pour laisser libre cours à leur inventivité et leur faculté d’improviser. Un disque que tout un chacun se doit d’écouter car ce sont pareils disques qui constituent notre patrimoine musical commun!"

par Dominique BOULAY - PARIS-MOVE

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEXTET AVEC SYLVAIN BEUF

L'ENJEU DES PARADOXES

- „L´Enjeu Des Paradoxes setzt wohltuende Akzente“ par Jazz Podium

Nach einer Hommage an Oscar Peterson bzw. die „West Side Story“ im Jahre 2010 legt der französische Pianist Ludovic de Preissac mit „L´Enjeu Des Paradoxes“ seine erste CD mit eigenen Kompositionen vor. Seine Spieltechnik basiert zwar auf der seines großen Vorbildes Oscar Peterson, hat sich aber längst emanzipiert. Gastsolist bei dem von der Musik Westafrikas inspirierten „Ouakam´s trip“ und dem stimmungsvollen „Alexia“ ist der Saxophonvirtuose Sylvain Beuf, bei „Salsa cerdoce“ sorgt der Perkussionist Abraham Mansfarroll Rodrigues für lateinamerikanische Rhythmen. Im „Preludio per un estate torrida“ brilliert Michael Cheret mit einem Sopransaxophon-Solo, die Musik erinnert bisweilen an  Nino Rota. „L´enjeu du pentamix“ spielt mit pentatonischen Elementen, „Quiet time“ erinnert an einen Gospelsong. Beim Bonustrack „Estate“ von Bruno Martino wechselt Preissac an das Fender Rhodes. Trotz aller Soli – der Schwerpunkt liegt immer auf den sehr sorgfältigen arrangierten  Parts für das Sextett. Gerade in Zeiten sich profilierender Stars setzt ein solches Album wohltuende Akzente.
JAZZ PODIUM – Rainer BRATFISCH

 

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEPTET + GUESTS

WEST SIDE STORY

- "Une version plutôt swing" par Revue des Médiathèques et des Collections Musicales

Une nouvelle reprise de l’œuvre phare de Leonard Bernstein est toujours une curiosité à satisfaire. Cette fois-ci, le septet en donne une version plutôt swing sans ignorer le caractère improvisé laissé tel quel par Bernstein qui voulait une musique vivante. Cette version n’est pas sans rappeler celle d’Oscar Peterson. Un bon moment de jazz, désormais classique.
Par Jacques VAZEILLE – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES

 

LUDOVIC DE PREISSAC SEPTET + GUESTS

WEST SIDE STORY

- "Pas tout à fait la même Story. D’où le plaisir tout neuf à l’écouter" par L’enseignement Catholique

Ce n’est un secret pour personne, Arthur Laurents, le librettiste de West Side Story, s’est largement inspiré du Roméo et Juliette de Shakespeare. Juste continuation des choses, la partition de Léonard Bernstein a, à son tour, fait le bonheur de nombreux jazzmen. Stan Kenton, Dave Grusin, Dave Brubeck, pour ne citer que des pianistes, ont consacré un album entier à la musique du film aux dix Oscars. Ajoutons… Oscar Petterson dont les versions en trio de Somewhere, Jet song et autres Maria ont déclenché chez Ludovic de Preissac l’envie d’arranger un West Side Story pour septet (soit son piano, deux saxophones, une trompette, un trombone, une contrebasse, une batterie) augmenté de quelques invités à l’aise dans l’art du solo. Mention spéciale (et subjective !) au vibraphoniste Florian Bellecourt… Maria est là, Jet song aussi, et puis Somewhere… C’est bien la même Story, mais… pas tout à fait. D’où le plaisir tout neuf qu’on prend à l’écouter.
Par René TROIN – L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE